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Le Palais Tazi, Haute gastronomie |
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Le palais Tazi offre à ses clients un séjour dans une ambiance
chaleureuse aux couleurs épicées, une cuisine qui exalte la gastronomie
fassie, à déguster sur une terrasse qui offre une vue panoramique sur
la médina de Fès. Pour vivre un instant de convivialité et de partage.
Le palais Tazi offre à ses clients un séjour dans une ambiance
chaleureuse aux couleurs épicées, une cuisine qui exalte la gastronomie
fassie, à déguster sur une terrasse qui offre une vue panoramique sur
la médina de Fès. Pour vivre un instant de convivialité et de partage.
l ’accès au palais Tazi se fait à partir d’une place arborée du
quartier R’cif. Des matériaux attestent de la restauration en cours de
l’endroit. Quelques escaliers nous permettent d’arriver au palais. Des
enfants crient et jouent sur cette place confortant la vitalité de
cette partie de la médina. Azzedine Tazi nous accueille dans le patio
du palais. Ce dernier est entouré, selon le plan de la maison fassie,
par trois grands salons. C’est là que le propriétaire tient une
exposition permanente de tapis. Il nous explique que dans cet espace
sont orchestrées des fêtes, telle celle donnée, dernièrement, par un
organisme bancaire. Nous partons à la découverte des pièces du palais.
C’est un véritable labyrinthe en hauteur. Il faut se laisser perdre
dans les dédales de cet escalier et ouvrir les portes pour faire des
découvertes et aller de surprise en étonnement. On se laisse guider,
subjugués par les lieux, animés par un esprit ludique. Chaque palier,
chaque porte ouverte recèle une surprise. Au premier niveau, une
terrasse ensoleillée promet des instants de détente. En face, un salon
marocain, dispose dans son renforcement, d’un salon européen. De
grandes fenêtres aux vitres en verre coloré projettent leurs lumières
sur les lieux. Sur la droite, un couloir où se tient une collection de
tableaux, mène au grand salon marocain, qui fait office de restaurant
où sont organisés les dîners pendant les soirées d’hiver. Tendu de
vert, le salon est aménagé en coins autour de tables rondes pour
permettre aux convives de jouir d’intimité, tout en conférant à
l’ensemble un caractère convivial.
Plus haut, découvrez sur le palier un appartement avec deux chambres à
coucher richement décorées. On se laisse facilement charmer par
l’ambiance chaleureuse, colorée et pétillante des pièces. Partout, les
codes de la décoration fassie sont réunies : grandes portes en cèdre,
plafonds zouaké, zellijes et guebs ouvragé. Les tissus sont précieux :
velours, taffetas, tissus brodés, étoffes soyeuses. Les couleurs
d’épices illuminent les pièces : cannelle, paprika, safran. Et toujours
les zellijes bleus, les fameux bleus de Fès qui se déclinent en
camaïeux tendres. Les vitres en verre iraki de teintes vives jouent sur
les murs une partition colorée et changeante selon les heures de la
journée Des tableaux orientalistes ajoutent leur touche de sensualité.
Tout en menant la visite, Azzedine Tazi nous entretient de son
expérience de décorateur et de sa passion pour la chine de meubles et
d’objets, exercice qui a aiguisé sa curiosité et forgé son goût.
Azzedine Tazi nous confirme : « j’ai toujours voulu faire revivre
l’ambiance chaleureuse et précieuse des maisons fassies. J’ai pris le
temps de restaurer cette maison. Les travaux ont commencé en 1990 et
ont duré jusqu’en 1998, date de l’incendie de ma première maison
d’hôtes. » Et tel un phoenix qui renaît de ses cendres, le palais Tazi
entame une renaissance dans un nouveau décor pour la réalisation du
rêve d’Azzedine : faire revivre la médina et contribuer à lui redonner
son lustre et son rayonnement d’antan et renouer avec le faste des
maisons traditionnelles. Nous continuons notre visite. Encore un
effort, grimpez pour accéder à la terrasse. Deux chambres à coucher
sont aménagées sur ce dernier palier. Elles sont traitées dans le même
esprit que le reste de la demeure, couleurs toniques et objets chinés
telle cette table en cuivre ciselé. Et sur les murs, le bejmat qui
recouvre d’habitude les sols. Azzedine Tazi nous éclaire à ce sujet : «
j’ai eu le premier l’idée de mettre le bejmat sur les murs, cela stoppe
l’humidité et je trouve que c’est original ». Et la récompense est là.
La terrasse ou plutôt la succession de terrasses. La première à votre
droite, recouverte de mamouni, dont les bords sont en fer forgé vert,
propose une vue dont on ne lasse pas. Le panorama, grandeur nature de
la médina, qui s’offre aux yeux, est à couper le souffle. La deuxième
terrasse est encore plus haut perchée et après quelques marches, nous
arrivons dans la salle à manger d’été . Une cheminée permet de
réchauffer, avec un bon feu crépitant, l’ambiance en hiver. Il est
agréable de déjeuner avec en toile de fond, les maisons étagées,
piquées de minarets. L’appel à la prière se fait en écho et fait vibrer
la médina. Le soir, par beau temps, les tables sont illuminées et les
lumières de la ville scintillent. C’est le moment de passer à table et
d’apprécier un bon dîner. La carte est riche et variée, les plats sont
issus de la gastronomie fassie. Le propriétaire du palais nous informe
: « Nous exécutons toutes les commandes, nous satisfaisons toutes les
envies : les escargots au bouillon, les pieds de veau aux pois chiches
et au blé concassé, le tajine de viande aux gombos et à la tomate,
celui de viande tfaia ou m’hammer, le poisson m’chermel à la fassie,
les poulets beldi à toutes les sauces et même la tangia. » Azzedine
Tazi est un homme passionné par son métier, il est intarissable sur son
activité de restaurateur. Il est fier de nous montrer ses livres d’or
où des personnalités du monde de la diplomatie, des arts et de la mode
ont exprimé leur bonheur d’avoir fréquenté l’une des tables les plus
prestigieuses de Fès. La liste est longue et pour ne citer que quelques
célébrités, Claudia Cardinale, Claude Lelouch, Jean-Paul Gaultier…
Parmi ses projets d’avenir , il nous confie qu’il est en train de
restaurer deux autres maisons mitoyennes au palais dont l’une est en
ruines. La seconde est un véritable patrimoine, dans laquelle il compte
ouvrir dans deux ans, une autre maison d’hôtes. Il s’attelle déjà à la
tâche. Son crédo : faire revivre l’ancien âge d’or de la ville de Fès.
L’autre projet qui lui tient à cœur : former ces deux enfants Ghita,
étudiante en communication et Nacer jeune lycéen, pour qu’ils prennent
la relève pour s’occuper du palais. Nacer, son jeune fils s’exprime : «
j’aime ce métier et je suis conscient de toutes ses difficultés. L’été,
nous travaillons ma sœur et moi au palais Tazi. Je suis en concurrence
avec elle pour sa gestion et on compare nos résultats. J’aime faire la
cuisine parce que je suis gourmand. » Monsieur Tazi, vous pouvez être
tranquille. La relève est assurée
Amina Boudraâ
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Recette au pif |
ÉMINCÉS DE BOEUF AUX LÉGUMES
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