Saveurs et Cuisine du Maroc - Amine Baroudi, le passionné des thés
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Amine Baroudi, le passionné des thés Version imprimable Suggérer par mail
Amine_BaroudiSon métier, c’est sa passion. Parcourir le monde, marcher dans une plantation au soleil levant au fin fond de la Chine pour détecter les meilleurs plants de thé, déguster son thé blanc le matin pour bien commencer la journée…. Ce sont les petits et grands plaisirs de ce passionné qui dit apprendre tous les jours de nouvelles choses sur ce magnifique breuvage. Récit d’une passion qui peut devenir contagieuse. Votre passion pour les thés, d’ou vient –elle ?

De mes voyages, et de mes rencontres avec d’autres passionnés de thés. A l’origine, nous avons commencé notre activité avec des plantes médicinales marocaines : verveine, menthe, camomille, et nous avons commencé à exporter, ce qui nous a amené à faire beaucoup de rencontres, notamment avec des passionnés de thés. C’est cela qui m’a amené personnellement à m’intéresser au thé. Et comme les infusions et le thé vont de pair, il n’y avait qu’un pas à franchir.

Quelles sont les personnes qui vous ont marqué le plus ?
Des grands spécialistes et passionnés de thé mais qui travaillent dans l’ombre ; ils ne sont pas connus du public. Notamment M. Achok Metra, un des grands maitres du thé, qui a travaillé pour Hédiard, et qui m’a beaucoup appris sur les thés indiens, surtout le Darjeeling ; c’est ce qui m’a poussé à voyager en Inde d’abord pour en savoir plus sur les thés indiens, et ensuite en Chine, au Sri lanka à Taiwan au Japon et au Vietnam. Chaque voyage me permet d’apprendre encore plus de choses sur le thé. Je continue d’apprendre beaucoup de choses, en découvrant à chaque voyage, une nouvelle origine, un nouveau goût, et tout un monde passionnant autour de la plante et du produit qui en résulte, des gens qui le plantent, et de la région où il est cultivé. J’aime tout cela d’autant plus que j’aime cette liberté de découvrir. J’aime aussi l’universalité de ce produit. Il faut aussi noter que plusieurs pays consomment le thé, ce qui fait qu’il est consommé de différentes manières et à travers un cérémonial propre à chaque pays. Il en devient presque un produit spirituel, d’une grande noblesse.

Que représente le thé par rapport à l’ensemble de votre activité ?
Par rapport à mon activité initiale (les infusions), le thé occupe une grande place, c’est-à-dire 80%. Aujourd’hui, cette grosse part tend encore à augmenter, notamment grâce au récent engouement des consommateurs pour les thés haut de gamme, et au développement des magasins et marques de thés spécialisés ; ce qui nous permet de lancer chaque année de nouvelles gammes de thés, pour des clients qui deviennent de plus en plus connaisseurs, exigeants et à la recherche de produits tracés. Ce sont ces clients qui nous motivent et qui nous poussent à rechercher la nouveauté mais surtout l’excellence. Et la tendance Bio ? Nous avons une gamme Bio qui se développe de plus en plus en suivant l’évolution grandissante de la demande. Nous aimerions bien développer tous nos produit en Bio, mais ce n’est pas possible aujourd’hui étant donné que la matière première cultivée sous les normes Bio n’est pas suffisante. Je cite à titre d’exemple les thés Japonais, qui sont d’une grande qualité, mais qui ne sont pas produits en Bio, vu que les producteurs japonais produisent à petite échelle, sur des petites parcelles. Ceci dit, nos autres produits restent conformes aux normes internationales. Nous espérons que la production mondiale de thés puisse se faire sous les normes Bio afin que nous élargissions cette norme à tous nos produits, sans pour autant que cela se répercute sur le prix du produit fini.
 Parlons des variétés de thés existantes ; Nous ne connaissions il y’a quelques années que le thé vert et le thé noir . Il y a quatre types de thés : Le thé blanc, le thé vert, le thé noir et le thé bleuvert. Ils ne proviennent pas de plantes différentes mais d’une seule plante. Si elle n’est pas fermentée, elle donnera du thé vert. Fermentée, elle donnera du thé noir, et semi-fermentée, elle donnera de thé bleu-vert ou semi-fermenté. Quant au thé blanc, c’est une variété suprême du thé vert, une sorte de « Caviar » du thé vert, que l’on a voulu classer autrement en lui donnant cette appellation. Le thé blanc est constitué de feuilles entières et de bourgeons, et fera l’objet d’un traitement plus délicat. Après ces 4 grandes catégories, on peut avoir plusieurs sous-catégories : Dans le thé vert par exemple, il existe plusieurs origines, comme le thé de Chine, le thé d’Inde, du Sri Lanka, du Japon, de Taiwan……et dans des qualités et des goûts différents. Au final, une multitude de thé, et un produit que l’on peut décliner à l’infini, selon la cueillette, et le moment de la cueillette, la cuisson….. autant d’éléments qui rentrent en jeu pour définir la qualité et le goût.

Les thés aromatisés sont-ils des thés de bonne qualité ?
On n’aromatise pas des thés de grande qualité. Les grands crus doivent rester inaltérables. Ce sont les thés de moins bonne qualité qui sont aromatisés. Le thé garde une image de produit de grand-mère. C’est pour cela que les thés aromatisés sont une bonne alternative pour permettre de faire connaître le thé et d’élargir sa cible. Les non-connaisseurs commencent par consommer des thés aromatisés avant de goûter aux grands thés. C’est comme cela que l’on éduque son palais et son goût. Et c’est comme cela que ça se passe en Europe. Une évolution des goûts qui commence par le thé aromatisé, puis par le thé noir (au goût prononcé) pour arriver au thé vert, et parfois même au thé blanc (au goût très particulier).
Peut-on devenir tea-addict ?
On devient amateur et puis connaisseur. Mais ce n’est pas une accoutumance néfaste. On apprécie le goût du thé, c’est tout.

Prendre son temps pour préparer son thé, le servir dans une jolie théière, avec de jolies tasses, et prendre son temps pour le déguster, n’est-ce pas en soi un cérémonial de préparation de thé ? En effet, cela est très important pour bien apprécier son thé. Mais aujourd’hui, on n’a plus le temps pour ce cérémonial. Ce n’est pas pour autant que l’on doit bouder son plaisir. On peut boire son thé où que l’on soit, en sachet. Il suffit de choisir un thé de bonne qualité.

Avez-vous des accessoires fétiches pour consommer votre thé ?
Ma théière et ma tasse qui ne me quittent jamais. En voyage, je les emporte avec moi, pour boire mon thé du matin, et mon thé du soir. Et aussi pour gouter de nouveaux thés.
Quel est votre « must » ? Votre thé préféré ?
Honnêtement, je n’en n’ai pas. J’aime les thés selon les périodes et les saisons. J’aime autant les thés natures que les thés aromatisés (oui, pourquoi pas?). Le matin, par exemple, un bon Darjeeling, ….Le soir, un thé blanc, ou un mélange thé-plantes, comme un thé vert- citronnelle, un thé blanc-rose… il y en a tellement que je ne peux pas en citer que quelques uns. On peut consommer un thé différent pour chaque moment de la journée, ou pour chaque repas. C’est un monde à part.

Nezha Wafi
Copyright saveursetcuisinedumaroc.com N° 23
 


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