Saveurs et Cuisine du Maroc - Riad YAMANDA Esprit baroque
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Riad YAMANDA Esprit baroque Version imprimable Suggérer par mail
Riad_YamandaLe riad Yamanda cultive un art de vivre séculaire, dans un décor traditionnel rehaussé de l’éclat de lustres baroques dans des couleurs rutilantes. Un accueil personnalisé et une cuisine raffinée complètent les atouts de ce riad où il fait bon vivre. Le patio : Un hymne à l’artisanat marocain
C’est dans le quartier Batha, à Fès, que se trouve le riad Yamanda. Après le couloir en chicane, nous entrons dans un patio de forme carrée. Il est toujours surprenant et agréable de découvrir le calme et la sérénité teintée d’une certaine nostalgie des maisons traditionnelles, après l’effervescence des rues de la médina, rythmée par le « balek* » des muletiers et les cris des enfants. La réception se veut hospitalière avec du thé à la menthe et des petits gâteaux. Le patio, coeur de la maison, exhibe un parterre en marbre blanc incrusté de zelijes bleus dans un décor floral alors que le très haut plafond est coiffé d’une verrière. C’est un véritable hymne à l’artisanat marocain. Partout l’oeil est sollicité par les détails qui confèrent au lieu un caractère convivial et raffiné. Un bhou (alcôve) richement décoré de guebs sculpté en mouqarnas dans des tons de bleu et doré abrite un canapé de style Art Déco. De grandes portes en cèdre sculpté avec des r’tejs (grands gonds) sont surmontés de tuiles vertes et boules dorées et bénéficient d’un décor de panneaux en guebs ouvragés. Les fenêtres, véritables dentelles de fer forgé, possèdent des vitraux en verre iraki qui jettent l’éclat de leur lumière. Un salon d’angle constitué de deux méridiennes en tissu gris et rouge participe à la convivialité du patio. Une potiche de ce bleu de Fès signe l’appartenance à la cité idrisside. La déco mise sur un rouge tonique pour enflammer une ambiance de tons sobres jusqu’au grand lustre baroque aux pampilles qui illumine de ses feux ardents le patio. Avec cette couleur flamboyante, la maison a trouvé son tempo.

Les salons :
Convivialité et intimité La découverte des lieux se poursuit. Dans le salon du milieu, une énorme console occupe presque tout le mur et dans son miroir se reflète le salon du patio. La rareté des bibelots exprime la volonté de la maîtresse des lieux de laisser respirer l’espace et de mettre en valeur le travail des maâlems, virtuoses des arts traditionnels. Deux grands salons marocains se font face. Ils bénéficient de plafonds en cèdre souaké conservés en excellent état. Les banquettes sont tendues de tissus brodés noir sur blanc pour l’un des salons et rouge sur blanc pour l’autre. Des rideaux en velours rouge et gris permettent de s’isoler dans l’intimité des salons. Trois tables rondes sont recouvertes de nappes brodées. Elles attendent les convives qui viendront s’installer pour faire honneur aux délicieux repas. Les chambres : Etoffes soyeuses et chatoyantes Les suites et les chambres, de vastes proportions, s’harmonisent dans des tons doux et chaleureux et se drapent dans des étoffes soyeuses et chatoyantes. Les grands lits sont recouverts de velours aux teintes tendres ou vives, et les petits salons sont des espaces meublés par de gros fauteuils ou des banquettes confortables. Des armoires en cèdre ouvragé et incrusté de corne, issues de l’artisanat de Meknès, complètent la décoration. Des salles de bains résolument modernes, dotées de baignoires équipées pour l’hydrothérapie, proposent les bienfaits de bains bouillonnants pour effacer la fatigue de la journée. Laïla Miyara, la maîtrese des lieux, a donné aux quatre suites et quatre chambres, situées à l’étage, le nom de penseurs et célébrités qui se sont imprégné de la magie de la cité au cours de leurs vies. « Cette intelligentsia, précise Laïla Miyara, a contribué au rayonnement de la Qarayouine, l’une des premières universités au monde. Fès a connu l’apogée de son rayonnement culturel sous les Mérinides et plus exactement sous le règne du sultan Abou Inane, qui a fait construire la médersa Bou Inania. J’ai voulu rendre hommage à ces penseurs et érudits tels Ibn Arabi, chantre du soufisme et de la tolérance ou Maïmonide qui a étudié à la Qarayouine. Des livres, des écrits et des dessins sont mis à la disposition des résidents pour qu’ils puissent connaître la culture de la cité idrisside. Le but étant bien sûr, de raconter l’histoire de Fès et de susciter l’intérêt concernant notre civilisation ». La suite Royale par sa décoration sobre exprime la sérénité qui est à l’image du rayonnement de ce grand soufi, vivificateur des religions. Ibnou Al Arabi, surnommé « fils de Platon » et dont la devise est « l’amour est ma religion et ma foi », a vécu et eut l’illumination (la révélation du sceau du Prophète Sidna Mohamed) au 13 ème siècle à Fès. Le bois sculpté et peint du plafond et les étoffes précieuses de la suite Ibn Khaldoun créent une ambiance digne des mille et une nuits. Elle raconte l’histoire fascinante de Ibn Khaldoun, l’historien de tous les temps, auteur de la Muqaddima et fondateur de la sociologie politique. Cette autre suite luxueuse et raffinée, somptueuse dans des couleurs rouges et noires, est dédiée à Avempace (AbuBakr Mohamed Ibn Yahia al-Tjibi al-Serqasti Ibn Bajja/ 1085-1138). Philosophe, mathématicien et médecin arabe, cet érudit était le maître avéré de Averroès. C’est une suite élégante et luxueuse dans ses atours rouges et noirs, alliant confort, élégance et sérénité, qui est à l’image de la grandeur du médecin et penseur de tous les temps Averroès (Ibn Rochd) né en 1126, à Cordoue en Andalousie ( Espagne ) et mort en 1198 à Marrakech. Quatre Chambres portent également le nom de penseurs et de célébrités, Ibnou El Khatib, Maïmonide, Léon L’africain et Ibnou Batouta qui ont marqué Fès et leur époque de leur érudition. Trois de ces chambres, petites mais agréables, ont beaucoup de charme, alors que le duplex portant le nom d’Ibn Batouta, constitué d’une chambre en mezzanine et d’un salon au niveau inférieur, fait rêver aux aventures de la “Rihla”... Ambiance soir : La magie de l’éclairage Le soir, les lustres et les lampes mettent en scène une ambiance magique. Des appliques ajourées brodent sur les murs un jeu de lumière. Le dîner est servi dans les salons marocains ou dans le patio. Un personnel aimable et discret est attentif aux moindres désirs des résidents. Manar aux commandes de la maison, secondée par Hicham et Hassan, orchestre le service du repas. Nadia la cuisinière concocte tous les délices issus de la cuisine fassie : Pastilla au poulet, salades marocaines, poulet aux olives et citron confit, viande tfaïa aux amandes et aux oeufs, tajine de viande aux abricots, pruneaux et noix, harira servie avec des dattes, des figues sèches et des griouch (gâteaux au miel). Tous ces plats ainsi que le couscous aux légumes et les gâteaux faits maison (ghoriba, feqqas aux amandes, cornes de gazelle…) constituent les valeurs sûres de la gastronomie marocaine, si appréciée par les résidents nationaux ou étrangers. Le lendemain, un petit déjeuner fassi est servi sur la table du patio : Beghrir, r’ghaifs, harcha et sellou.

Amina Boudraâ
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