
Le premier mot balbutié par Mohamed Berrada encore tout petit fut Antouki, pour exprimer son désir de manger. Il fera de ce mot, le nom d’une enseigne de boulangerie pâtisserie au succès grandissant.
Tout bébé, pour exprimer son désir de manger, Mohamed Berrada disais «Antouki». Au fil des années, il continuera de dire «Antouki» pour réclamer à manger ou pour désigner un bon repas. Ce mot est resté dans la famille et tous ses proches l’ont repris. Il est devenu synonyme de festins, de gourmandises. «Et le gourmet en culottes courtes que j’étais, savait déjà, reconnaît Mohamed Berrada, qu’il montera une affaire en rapport avec la boulangerie et la pâtisserie». A vingt ans, Mohamed Berrada a hâte de se lancer dans ce créneau mais son père l’en dissuade, arguant du manque de maturité du jeune homme. Il lui dit ; «roule ta bosse d’abord, travaille pour acquérir de l’expérience». Mohamed Berrada suit les recommandations paternelles. Il occupe des postes dans différents domaines, import-export, négoce, représentation de produits, banques, finances. Tous ces emplois n’avaient qu’un seul but : «me permettre de réaliser mon rêve, avoue-t-il». «Et le destin m’a rattrapé, reconnaît Mohamed Berrada, à quarante ans, j’étais prêt à créer une pâtisserie». Tous les noms inscrits sur le certificat négatif étaient refusés parce qu’ils étaient déjà pris. Alors Berrada se dit : «pourquoi chercher alors que le nom existe. Ma pâtisserie s’appellera «Antouki». Et là, j’ai pu mettre en oeuvre toute l’expérience acquise au fil des années et des emplois : relations publiques, expertise dans les domaines bancaires et financiers, gestion du personnel. Quand j’ai décidé de lancer mon affaire, j’avais l’impression que ce projet vivait en moi depuis des années. C’était quelque chose d’inné… J’ai compris que ma voie était tracée, que c’était mon destin.»
Amina Boudraâ
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